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14.02.2008

Cantonales à Plouigneau. Qui après Joseph Urien ?

Un candidat de droite et deux candidates de gauche sont en lice pour les cantonales sur Plouigneau. Ces dames suffiront-elles au PS pour récupérer le canton perdu en 2001 ? La place est libre ! L'Ignacien Joseph Urien avait annoncé la couleur dès le mois d'octobre dernier : pas question pour lui de briguer un second mandat de conseiller général, pourtant arraché au socialiste et Plougonvinois Robert Moreau, il y a sept ans.


« Passer la main »

Finie donc, la double casquette qu'a portée depuis 2001 le maire de Plouigneau, faisant à lui seul changer la donne sur un canton où la gauche réalise encore aujourd'hui, à chaque scrutin, un carton plein. Membre de la commission de l'Enseignement, de la culture et du sport au conseil général, « Jopic » comme on l'appelle, estime avoir donné suffisamment de son temps et de son énergie au travail de groupe avec les communes « soeurs » de Plougonven, Lannéanou ou encore Plouégat-Moysan. L'élu de la majorité présidentielle souhaite « passer la main » et oeuvrer avant tout pour sa chapelle ignacienne.

Deux femmes à gauche

Quelle aubaine pour l'opposition, pressée de reconquérir « son » ancien canton et d'effacer ce petit trait bleu en zone rouge (les cantons les plus proches de Morlaix, Saint-Thégonnec ou Lanmeur sont à gauche, eux aussi). C'est la socialiste Joëlle Huon, 43 ans qui, la première, a dégainé : en octobre dernier, l'agricultrice était désignée par le PS pour partir dans la course aux élections départementales. Une femme de caractère, délibérément préférée par son parti à un homme, le Plougonvinois Michel Berthou. N'en déplaise à Robert Moreau, déçu de ne pas voir son favori partir en course. L'ancien conseiller général emporte aujourd'hui au moins un lot de consolation : la candidature toute récente de la communiste Martine Carn, l'une de ses adjointes à la mairie. L'infirmière de 53 ans jouera, elle aussi, les challengers de gauche, avec l'espoir, selon le score, « de peser sur les futurs choix politiques ».

Un « ambassadeur » reconnu à droite

Et à droite ? Fin octobre, le voile était levé. C'est Jean-Paul Minec, le maire du Ponthou, 65 ans, qui part en course. Le verbe-haut, l'édile de la plus petite commune du Finistère n'a pas forcément encore la visibilité et la popularité d'un Joseph Urien. L'artisan-boucher, vice-président de Morlaix-communauté en charge du développement économique et rural, peut en revanche se prévaloir d'être connu à des kilomètres à la ronde... pour la qualité de sa viande ou ses fameuses chemises de cow-boy. Ses deux opposantes lui tiendront-elles la dragée haute ? La caution féminine, et surtout la nouveauté, seront-elles des atouts de taille ? Bien implantée dans le milieu agricole, Joëlle Huon connaît de près les préoccupations locales. Mais en se réclamant depuis toujours de la Confédération paysanne, très à gauche sur l'échiquier politique, elle court aussi le risque de diviser plutôt que de rassembler.

Commentaires

J'apprends dans le Télégramme d'aujourd'hui Que Jean-Paul Minec est sans étiquette !!Heureusement, ses deux opposantes ont plus de courage et d'honnêteté politique

Ecrit par : calamity | 21.02.2008

J'apprends dans le Télégramme d'aujourd'hui Que Jean-Paul Minec est sans étiquette !!Heureusement, ses deux opposantes ont plus de courage et d'honnêteté politique

Ecrit par : calamity | 21.02.2008