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09.03.2008
Cantonales. La gauche finistérienne en terrain conquis
Il faudrait un score de république bananière pour que la droite reprenne la majorité au conseil général du Finistère. Elle pense déjà à 2011.
Si la campagne des municipales dégage une atmosphère plutôt paisible, celle des cantonales se déroule dans un climat ronronnant. Il est vrai que le scrutin, ici, tient plus du jonglage arithmétique que de l'enjeu politique.
Moins de candidats
Pour cette élection particulière qui ne concerne que la moitié du département (mode électoral obsolète, mais que personne ne se décide à réformer), le scrutin se déroulera le même jour que les municipales. On devra donc voter deux fois dans 26 cantons du Finistère où le nombre de candidats à un poste de conseiller général est en chute sensible par rapport à 2001, date d'élection des actuels conseillers sortants. On ne compte, en effet, que 106 candidats au lieu de 164 en 2001, phénomène en partie lié à l'absence du Front national (une bonne vingtaine de candidats en moins), à la dépolitisation des scrutins de mars prochain après le gavage de ces derniers mois et, bien sûr, à la faiblesse de l'enjeu puisque la gauche est assurée de conserver la majorité au soir du 16 mars.
2011 dans le viseur
Au conseil général, actuellement, la gauche détient 35 des 54 sièges. Sur les 26 remis en jeu, seuls 11 lui appartiennent. Autant dire qu'elle est déjà sûre d'en conserver 24, non renouvelables cette fois, et qu'il lui suffira de remporter quatre des 26 cantons en jeu pour obtenir la majorité à l'assemblée départementale, autrement dit 28 sièges. La droite est donc condamnée à réaliser un improbable grand schelem (23 sièges sur 26) pour reprendre la majorité. Si elle est bien décidée à étoffer son score, ce n'est pas pour une alternance en mars prochain mais bien plutôt en prévision de 2011 où, cette fois, c'est la gauche qui sera en terrain découvert : 24 des 28 sièges qui seront renouvelables lui appartiennent. L'alternance sera alors tout à fait envisageable.
Près de 4.000 employés !
Où en seront les départements en 2011 ? Sur la question, on nage en plein paradoxe puisqu'à l'heure où certains experts remettent en cause leur existence même, les lois de décentralisation concèdent de plus en plus de pouvoirs aux conseils généraux, assemblées départementales chargées de gérer au plus près les problèmes quotidiens de leur population. En leur transférant des prérogatives de gestion aussi lourdes que le RMI ou l'APA (aide personnalisée à l'autonomie) ou en transférant certaines catégories de personnel des collèges ou de l'Équipement, l'État a contribué à faire grossir les effectifs des conseils généraux : près de 4.000 employés actuellement dans le Finistère, dont 800 arrivés récemment de l'Éducation nationale et de l'Équipement. Entre gauche et droite, ce gonflement des effectifs est source perpétuelle de polémique. Mais l'État, lui-même, a-t-il diminué ses effectifs au prorata de ce qu'il a transféré ?
18:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gauche, Finistère, cantonales, conseil général









