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09.03.2008

Morbihan. Les points chauds des cantonales

On votera dimanche dans la moitié des cantons du Morbihan, seul département de l'Ouest dirigé par la droite. L'alternance est peu probable mais la gauche espère progresser de trois cantons à la faveur de successions d'élus dans des points chauds.

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Dimanche, 76 candidats se présentent aux élections cantonales dans 21 des 42 cantons du Morbihan, seul département breton à être dirigé par la droite et le centre. La vague rose attendu aux municipales et cantonales, dans l'ensemble du pays, sera-t-elle assez puissante pour emporter la majorité du sénateur UDF Joseph Kerguéris ? La droite dispose d'une confortable assise (27 sièges sur 42), la gauche progresse généralement de 3 sièges à chaque élection. Même si cette tendance se confirmait au soir du second tour, le 16 mars, l'alternance est peu probable cette fois. Sur les 49 départements (sur 100) détenus en France par la droite, une dizaine devrait passer à gauche, si l'on en croit les estimations, mais probablement pas le Morbihan. Sauf tsunami anti-Sarkozy couplé à ces surprises qui sont le sel des cantonales.

Les espoirs de la gauche

Depuis 2001, 14 des 21 cantons où l'on va voter sont représentés par un élu de la majorité, et 7 avaient voté pour un conseiller de gauche. Les états-majors politiques départementaux analysent à la loupe les successions toujours sensibles d'élus sortants qui ne se représentent pas. Ils appartenaient tous à la majorité : Jean Le Lu à Cléguérec, Michel Naël élu d'Auray, Roland Duclos au Faouët, Michel Poulin à Plouay. La gauche espère clairement progresser de trois nouveaux cantons et cible Allaire, Cléguérec, Baud, Le Faouët, Mauron en premier choix. Puis Groix (divisions à droite) et Auray si la vague rose se révèle être une déferlante.

Joseph Kerguéris candidat à sa succession

La majorité ne cache pas que la partie sera particulièrement difficile pour conserver les cantons de Cléguérec et du Faouët qui votent généralement à gauche. La droite est plus optimiste dans d'autres secteurs, également ancrés à gauche, comme Allaire, Baud. Guer et Belle-Ile pourraient rejoindre la majorité, estiment les observateurs des deux camps. Joseph Kerguéris, président depuis 2004, élu du canton de Pluvigner, n'est pas « renouvelable » lors de ce scrutin mais il va briguer un second mandat de président, au moins jusqu'aux prochaines cantonales de 2011. Le parlementaire UDF devrait alors passer le relais : « mais, dit-il, pour les sénatoriales, je n'ai pas dit mon dernier mot. Je me verrais bien parlementaire à plein-temps ».

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