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18.03.2008

Cantonales. La gauche étend sa suprématie

La gauche a étendu dimanche son emprise sur les pouvoirs locaux . S a victoire a été encore plus nette aux cantonales qu'aux municipales.


La gauche a réussi une percée historique dimanche aux élections cantonales : elle est en mesure de diriger une soixantaine de départements sur 102. Le PS et ses alliés sont d'ores et déjà assurés de faire basculer huit départements. François Hollande a emporté dès le premier tour la Corrèze, ancien fief de Jacques Chirac. Le Premier secrétaire du PS quittera la mairie de Tulle pour prendre la présidence du conseil général, où il retrouvera une certaine Bernadette Chirac, dont le canton de Corrèze n'était pas renouvelable cette année. La gauche remporte aussi l'Indre-et-Loire, le Lot-et-Garonne, les Deux-Sèvres, l'Allier, l'Ain, la Somme et le Val d'Oise.

Cinq départements en balance

Le sort de cinq autres départements se jouera jeudi lors de l'élection des présidents de conseils généraux : les Hautes-Alpes, l'Aveyron, la Charente-Maritime, la Côte-d'Or et les Pyrénées-Atlantiques. Dans ces départements, aucune majorité claire ne se dégage (surtout dans les Hautes-Alpes) , et le vote des élus sans étiquette sera déterminant. En cas d'égalité droite-gauche, c'est le doyen d'âge qui prendra la présidence. L'UMP n'a remporté aucun des départements de gauche qu'elle espérait conquérir : le Territoire de Belfort, la Seine-et-Marne, l'Oise, le Cher restent en effet à gauche.

Un impact sur l'équilibre du Sénat

A noter que les élections municipales et cantonales de dimanche, remportées par la gauche, auront un impact certain mais probablement pas décisif sur l'équilibre politique du Sénat, lors du renouvellement du tiers de la Chambre haute en septembre. A gauche comme à droite, les spécialistes de la carte électorale analysent depuis hier, calculette en main, les résultats obtenus dans toute la France. « La progression de la gauche ne jouera qu'à la marge et ne devrait pas concerner plus d'une dizaine de sièges. Ce sera vraiment en 2011 qu'il pourrait y avoir une incidence réelle » avec un renouvellement non plus par tiers mais par moitié, avec grosso modo le même corps de grands électeurs, estime-t-on à l'UMP. « Nous aurons quelques gains intéressants mais ce n'est pas encore ce coup-ci que nous pourrons faire basculer la majorité (au sénat) », reconnaissaient hier des analystes du PS.