17.03.2008
Morbihan. La gauche progresse
Le conseil général du Morbihan reste le seul département à droite dans l’Ouest, mais la gauche progresse. Un peu moins que ses espérances, toutefois, en ne faisant basculer que deux cantons (Cléguérec et Le Faouët), grâce au positionnement centriste et ouvert du président UDF- Modem Joseph Kerguéris. Ce dernier sera candidat à sa propre succession jeudi prochain.
Dans le Morbihan, le centre-droit résiste et va conserver sa majorité. La tendance qui se dessinait dès le 1 e r tour a été confirmée hier. Le « 56 » va demeurer le seul département à droite de l’Ouest, à la grande satisfaction de son président, le sénateur centriste Joseph Kerguéris, de Landévant, élu depuis 2004. Joseph Kérguéris succédait, en 2004, à Jean-Charles Cavaillé, un président de droite pure et dure, fidèle compagnon de Raymond Marcellin. Joseph Kerguéris est un social démocrate décomplexé, tellement proche, culturellement, de son ami socialiste président de la Région, Jean-Yves Le Drian, qu’il n’est pas étonnant que le centriste, même quand la gauche a le vent en poupe, conserve les commandes de son conseil général. Au premier tour, la gauche avait remporté le point chaud Cléguérec mais n’avait pas conquis ses cibles prioritaires : Baud et Allaire.
Le Faouët repasse à gauche
Hier, la gauche a toutefois gagné Le Faouët, grâce au talent du socialiste Pierre Pouliquen, et conservé, de justesse (à 15 voix près !) Belle-Ile et Guer. La majorité départementale, de haute lutte, se maintient très largement (plus de 56 %) à Auray, grâce à Philippe Le Ray, et à Pont-Scorff sur le nom de Pierrick Nevannen. À Groix aussi, où sa candidate, Denise Le Maréchal s’impose en belle légitimité face à Dominique Yvon qui tentait un retour clientéliste à rebondissements.
Le suspense Chesnay
Avant cette élection, la majorité disposait de 27 sièges, contre 15 à son opposition socialo-communiste. Depuis hier, le rapport des forces s’établit, a priori, à 24 élus contre 18. Peut-être même à 25 à 17, si le conseiller général de La Gacilly, Yves Chesnay, officiellement apolitique, plutôt de centre-gauche, ralliait l’opposition. Joseph Kerguéris, qui estime avoir rempli sa mission auprès des Morbihannais, va se représenter jeudi à la présidence du Morbihan. Il devrait être le seul candidat de son camp face au socialiste Hervé Pellois, maire et conseiller général de Saint-Avé et Vannes-Est, brillamment réélu dès le 1 e r tour.
Bertrand Le Néna
10:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections cantonales, canton, politique, conseil général
Finistère. Des sièges à bascule
Dans le Finistère, hier, les sièges sortants étaient à bascule. La gauche sort renforcée au conseil général avec le gain de six cantons et notamment un grand chelem réussi à Quimper et Brest. Aujourd'hui, la gauche détient 40 des 54 sièges du conseil général. Mais aux municipales, la droite a raflé plusieurs bastions. Un chassé-croisé inattendu avant le premier tour.
Les Finistériens étaient-ils, hier, mal disposés, à l’égard des élus sortants ? Il faut croire qu’il y avait de la mauvaise humeur dans l’air car on a assisté à de multiples changements aux deux scrutins. La gauche s’impose très largement aux cantonales où elle fait basculer six cantons à son avantage au deuxième tour (Brest-centre, Quimper-centre, Guipavas, Plouigneau, Saint-Renan et Pont-Aven). Elle perd, en revanche, celui de Landivisiau, terre d’élection pour la droite qui, en 2002, avait perdu ce canton lors d’une triangulaire, et surtout celui de Morlaix, dont le titulaire Michel Le Goff perd également la mairie, malgré l’alliance de dernière minute avec les puissants Verts locaux. Les triangulaires, comme c’était prévisible, ont fait perdre plusieurs autres villes à la gauche et non des moindres (Concarneau, Quimperlé ou Landerneau) et à Châteaulin, la sénatrice-maire Yolande Boyer (PS) n’a pas profité d’une triangulaire qui lui était plutôt favorable et qui va très probablement lui coûter deux sièges.
Le gain de la ville de Quimper, reprise par l’ex-maire Bernard Poignant, constitue la principale satisfaction pour le PS qui trouve également une belle consolation avec la double conquête de Scaër (cantonales au premier tour, commune au second), ou encore de Guipavas, plus grosse commune de la ceinture brestoise. Aux cantonales, l’élément le plus marquant est le grand chelem réalisé par le PS dans les agglomérations de Brest (dix cantons) et Quimper (trois). Sur les treize cantons des deux villes, la droite n’en possède plus un seul. Le canton de Brest-centre, longtemps détenu par Yannick Marzin qui ne se représentait pas, a été conquis par Reza Salami (PS) face à Fortuné Pellicano (Div. droite) qui n’a pas réussi à remonter le double handicap des divisions et des soustractions. Les dix cantons brestois sont donc tous de couleur rose, Jean-Luc Polard ayant conquis le second canton brestois en jeu avec un score de 100 % traduisant l’absence d’opposition, au propre comme au figuré. À Quimper, la droite a également perdu le seul canton qu’elle possédait, conquis par Georges Kergonna (PS).
09:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections cantonales, politique, canton, conseil général
28.01.2008
Elections : Le Télégramme et Bleu Breiz Izel font plateau commun
France Bleu Breiz Izel et Le Télégramme ont décidé de faire plateau commun dans la perspective des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars.
A partir de vendredi prochain et jusqu’au 7 mars, six matinales ( 8 h 20/8 h 40) sont prévues sur l’antenne de France Bleu Breiz Izel (93 Mhz). Des journalistes de la radio et du Télégramme y recevront les principaux responsables finistériens des partis politiques.
Le premier invité sera Eric Le Bour, 39 ans, secrétaire départemental du PCF. Eric Le Bour a adhéré au Parti communiste en 1999. Élu au conseil municipal de Rosporden en mars 2001, il a été adjoint chargé des sports, puis chargé des travaux et de la voirie. En mars 2004, il accède au conseil régional de Bretagne, où il est membre de la commission des solidarités. En décembre dernier, il a été élu secrétaire de la Fédération départemental du Parti communiste finistérien. Il est toujours employé comme ouvrier aux Papeteries de Mauduit, à Quimperlé.
Posez vos questions
Les lecteurs du Télégramme et les auditeurs de Bleu Breiz Izel sont invités à poser des questions aux invités de ces matinales, sur les sites Internet suivants : www.bleubreizizel.com ou http://elections.letelegramme.com. Les questions peuvent être également téléphonées au 02.98.55.90.91.
18:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France Bleu Breiz Izel, politique, débat, municipales, cantonales








